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Conférence sur l’endométriose

Aujourd’hui en France, près d’1 femme sur 10 est atteinte de la maladie de l’endométriose.

La recherche médicale et les praticiens de l’endométriose s’efforcent de faire sortir de l’ombre cette maladie. Claire Le Chaudelec, Aurélien Lostelier, Firdaws Makran et Laurène Monge, étudiants en master à l’ISM (UVSQ) se mobilisent pour que la maladie de l’endométriose soit mieux connue et que la recherche avance.

Sensibiliser les jeunes : un enjeu important

Diagnostiquer de manière certaine une endométriose peut prendre 5 à 7 années car les symptômes de la maladie diffèrent d’une femme à l’autre. “Face à cette méconnaissance, la recherche médicale poursuit ses actions de dépistage et de prise en charge, afin que cette maladie ne soit plus une fatalité pour les patientes atteintes. C’est pourquoi il est primordial de soutenir la recherche dans cette voie” explique Laurène Monge, qui comme ses camardes, s’est beaucoup documentée sur cette pathologie. “Nous avons un triple objectif : informer les étudiants, permettre à la recherche de progresser dans l’espoir d’un dépistage plus précoce et améliorer la qualité de vie des femmes atteintes de cette maladie.”

L’action de sensibilisation et de mobilisation des étudiants de l’ISM se concrétise par :

  • une conférence principalement à destination des étudiants, sur la maladie de l’endométriose (le 6 février 2018, à 14h – Maison des étudiants, 1 allée de l’astronomie 78280 Guyancourt) ;
  • une collecte de dons pour le laboratoire Risques cliniques cliniques et sécurité en santé des femmes et en santé périnatale (UVSQ).

 

Le directeur du laboratoire Risques cliniques cliniques et sécurité en santé des femmes et en santé périnatale (UVSQ), Pr Arnaud FAUCONNIER est gynécologue obstétricien au centre hospitalier intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye. Son laboratoire travaille actuellement sur un kit permettant le dépistage de la maladie. Avec le soutien d’EndoFrance, il a notamment mis en place un auto-questionnaire destiné à aider au diagnostic de l’endométriose.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose, décrite pour la première fois en 1860 par le médecin Karel Rokitansky (1804-1878), reste mal connue, mal diagnostiquée, et difficilement traitable. L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus  provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Les symptômes de la maladie diffèrent d’une femme à l’autre. Ils peuvent être multiples car ils sont liés aux localisations des lésions endométriosiques. Chez les femmes souffrant d’endométriose, la douleur est très souvent évoquée. Cette dernière peut se manifester de différentes manières : des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), douleurs pelviennes fréquentes, douleurs lors de la défécation, douleur à la miction, douleurs abdominales (ballonnements), douleurs lombaires (lombalgie, sciatique, cruralgie).

Le diagnostic de l’endométriose est complexe car la maladie revêt des formes variées. Souvent on ne parle pas d’une d’endométriose mais des endométrioses, car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre. Elle fait partie des maladies gynécologiques des plus mystérieuses.
Encore aujourd’hui méconnue, quant à l’origine et aux causes médicales de la prolifération des lésions touchant les organes sains (organes génitaux, vessie, utérus…), l’endométriose reste aussi trop souvent sous-estimée ou oubliée, surtout pour tous les cas de maladie asymptomatique.

 

Lors de la conférence du mardi 6 février 2018, différentes thématiques seront abordées telles que la maladie, ses conséquences, sa prévention, les recherches en cours ainsi que la qualité de vie des jeunes femmes qui sont atteintes de cette maladie. Le but étant aussi de dédramatiser la maladie et également de dépasser les idées préconçues très souvent véhiculées. Durant cette conférence, le Pr Fauconnier interviendra sur différents sujets tels que la maladie, sa prévention et les recherches en cours. Il sera assisté par Florence Francillon qui exerce le métier de sage-femme. Stéphanie STARACI, psychologue, travaille sur le handicap des patientes endométriosiques. Elle interviendra sur la qualité de vie des femmes atteintes de cette maladie. L’association Endofrance interviendra sur l’accompagnement et le soutien qu’elle apporte aux femmes au travers de ses actions mais également afin de veiller à diffuser de l’information fiable sur la maladie.

Pour soutenir la recherche sur l’endométriose, merci de faire un don en ligne.

La Fondation UVSQ accompagne les étudiants dans ce projet. Les dons versés au laboratoire sont déductible des impôts (66% pour l’impôt sur le revenu ; 75% pour l’IFI ; 60% pour l’impôt sur les sociétés). Les donateurs recevront un reçu fiscal immédiatement après leur don.

 

Conférence : mardi 6 février à 13h15 – entrée libre – Maison de l’étudiant, 1 allée de l’ astronomie à Guyancourt

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