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Mécénat universitaire : s’investir aux côtés de l’UVSQ

Comment se maintenir à un niveau d’excellence dans un contexte économique contraint et de plus en plus concurrentiel ? C’est pour répondre à cette question que le mécénat universitaire se développe en France. C’est le cas à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui s’est dotée d’une Fondation depuis 5 ans. Interview du président Yves Fouchet, expert-comptable et commissaire aux comptes, également président de l’association CCI Entreprendre en France, qui travaille à renforcer les liens entre l’UVSQ et les entreprises.


Vous connaissez très bien les Yvelines et ses entreprises. Qu’est-ce qui fait selon vous la force de l’UVSQ sur ce territoire ?
Yves Fouchet : D’un côté, nous avons la chance d’avoir une université jeune, présente sur tout le territoire qui participe activement à la construction de l’université Paris-Saclay pour une meilleure visibilité internationale. De l’autre, nous avons un territoire qui concentre beaucoup d’entreprises grandes et petites. Les synergies possibles sont multiples. Je suis convaincu que la mondialisation n’exclut pas la territorialité.

Comment renforcer les liens entre les entreprises et l’UVSQ ?
Y. F. : L’université travaille sur 3 axes. Elle propose aux entreprises de financer des projets de recherche qui ont un intérêt pour leur développement économique (avec le crédit d’impôt recherche). Ensuite, elle multiplie les partenariats, notamment au travers des formations en apprentissage et de la formation continue sur mesure. Enfin, elle insuffle une dynamique de mécénat. Par l’intermédiaire de la Fondation, nous proposons aux entreprises de soutenir des projets ambitieux, grands ou petits, dans lesquels elles peuvent se reconnaître.

Quel est l’intérêt pour les entreprises ?
Y. F. : Pour les entreprises, c’est un moyen de soutenir le tissu local et de partager la même vision du territoire, porteuse d’avenir. Elles ont un avantage fiscal à le faire, puisque cela leur permet de déduire de leur impôt sur les sociétés 60 % du montant de leurs dons. Mais dans le cadre du mécénat, les motivations dépassent les seules considérations financières. Il s’agit de faciliter des projets auxquels on croit.

Quels projets la Fondation porte-t-elle ?
Y. F. : Nous portons une quinzaine de projets dans des domaines très divers qui vont de la recherche médicale à l’innovation en passant par le social, l’éducation ou le domaine patrimonial. Toutes les entreprises peuvent trouver un projet à soutenir qui corresponde à leur culture et leur identité. C’est ce qui fait la richesse de notre démarche.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de projets pour lesquels la Fondation fait appel au mécénat ?
Y. F. : Je pense par exemple à notre projet de collège d’excellence en droit afin d’offrir à nos plus brillants étudiants un cursus sur mesure. Au niveau de la recherche médicale, nous soutenons deux projets, le premier s’intéresse aux risques liés à l’accouchement, le second aux maladies neuromusculaires. Avec l’OVSQ (Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), nous cherchons également des fonds pour financer la création d’un musée de la recherche pour la diffusion de la connaissance scientifique. Autre exemple : avec l’UFR des sciences, nous avons un projet de rénovation de l’amphi Bertin qui pourrait devenir un lieu d’accueil pour l’organisation de colloques.

Certains de ces projets sont-ils déjà mis en oeuvre ?
Y. F. : Bien sûr, c’est le cas notamment du Versailles Sciences Lab, un projet qui a été monté avec l’UFR des sciences et l’IUT de Vélizy. Il s’agit de mettre en contact les étudiants encadrés par les chercheurs et les petites et moyennes entreprises qui voudraient innover, mais qui n’en ont pas les moyens. L’équipement a été financé par PSA dans le cadre du fonds de revitalisation, la Fondation prend en charge les frais de fonctionnement depuis cette année. Je pense également au prix « Jeune talent UVSQ » soutenu par l’entreprise Avenir Santé Mutuelle qui a été remis le 28 janvier dernier.

Quelle est la place des anciens dans le dispositif ?
Y. F. : Nous menons un travail de longue haleine pour fédérer un réseau d’alumni. C’est l’objectif du cluster de compétences Vert & Bleu qui met en relation les étudiants, les enseignants-chercheurs, les anciens et les entreprises avec le soutien des collectivités locales comme celle de Saint-Quentin-en-Yvelines. Avec un réseau de 54 000 diplômés, l’UVSQ dispose d’un atout majeur pour développer ses liens avec le territoire.

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